Revue de presse #2: Les élections présidentielles iraniennes vues d’ailleurs

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  • États-Unis: « L’Iran modérée remporte les élections présidentielles avec une large majorité », The New-York Times

Sonnant comme un désaveu clair des ultra-conservateurs au pouvoir,les électeurs iraniens ont massivement élu un religieux aux manières douces, qui préconise une plus grande liberté individuelle et une diplomatie plus conciliante avec le monde extérieur.

Le religieux, Hassan Rohani, 64 ans, a remporté les élections présidentielles avec 50,7 pour cent des voix, selon les résultats définitifs publiés samedi, évitant un second tour dans la course pour remplacer le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, dont le mandat a en grande partie été défini par la confrontation avec l’Occident et une économie sérieusement entravée.

  • Algérie: « Le printemps iranien sera conservateur », El Watan

Les Iraniens ont choisi, vendredi, Hassan Rohani, le candidat conservateur modéré, au poste de président de la République. Il succède au président ultraconservateur Ahmed Ahmadinejad qui a cumulé deux mandats successifs avec le bilan peu reluisant que l’on sait tant au plan économique qu’à celui des libertés et des droits de l’homme. Avec un tel héritage qui a plombé le pays sur tous les plans, le fait que le président sortant, M. Ahmadinejad, ne soit pas candidat – la Constitution iranienne limite à deux le nombre de mandats présidentiels successifs – est déjà, pour de nombreux Iraniens, particulièrement la jeunesse et les femmes qui ont les plus souffert du règne totalitaire et ultraconservateur de l’ancien président, un signe d’espoir et de renouveau quel que soit le candidat qui sortira des urnes.

  • Chine: « La Chine poursuivra son rôle constructif sur la question du nucléaire iranien », Xinhua

La Chine poursuivra ses efforts constructifs pour faire avancer les négociations pacifiques sur le problème du nucléaire iranien, a annoncé mardi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying.

Mme Hua s’est exprimée ainsi lors d’une conférence de presse, alors qu’elle était invitée à commenter les attentes de la Chine concernant l’évolution de la question du nucléaire iranien après l’élection de Hassan Rohani au poste de président de l’Iran.

Selon Mme Hua, la poursuite du dialogue est la seule voie permettant d’atteindre une résolution appropriée et à long terme à ce problème.

La partie chinoise espère que l’Iran et les P5+1, soit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne, restent sur la voie du dialogue et des négociations et organisent au plus tôt un nouveau cycle de pourparlers, a-t-elle noté.

Mme Hua espère également que l’ensemble des parties concernées traiteront de manière appropriée leurs divergences, chercheront des résolutions pratiques et réalisables et oeuvreront au plus tôt en ce sens.

  • Afrique: « Quel avenir pour l’Iran après l’élection de Rohani? », Jeune Afrique

Si elle est loin de bouleverser le système, l’élection inattendue du modéré Hassan Rohani à la présidence devrait, à tout le moins, réduire les fractures politiques intérieures et, peut-être, inaugurer une ère de détente avec l’Occident.

Les voies d’Allah sont impénétrables. Le religieux Hassan Rohani, considéré comme le plus modéré des candidats en lice à la présidentielle iranienne a été dès le premier tour,  raflant 50,68 % des suffrages. La rue iranienne, qui avait grondé de colère après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en 2009, a exulté le 15 juin à l’annonce du résultat. Dans un étonnant message ayant valeur de caution démocratique de la part de l’ennemi juré, le département d’État américain a salué le « courage du peuple iranien, qui est allé voter et a fait entendre ses voix ». Et Paris, qui avait rejeté catégoriquement la participation de l’Iran à la prochaine conférence de Genève sur la Syrie, a dû faire sa révolution diplomatique par la voix du président François Hollande : « Si [le président Rohani] peut être utile, il sera le bienvenu à cette conférence. »

  • Iran: « Ahmadinejad, briseur de tabous jusqu’au bout », IRIB
A quelques jours de la remise des  rênes de la présidence à son successeur,  Hassan Rouhani, Mahmoud Ahmadinejad est resté fidèle à son thène favori: celui de son déni de l’holocauste.

Durant une cérémonie organisée lundi dans le siège de la Radio et télévision iraniennes, pour rendre hommage à ses efforts durant ses deux mandats, il a qualifié cette remise en question du génocide des juifs durant la seconde guerre mondiale comme étant « l’un des exploits de sa politique». Selon lui, « le fait d’avoir soulevé la question du génocide des juifs de l’holocauste en suscitant le doute sur sa véracité a brisé la colonne vertébrale de l’Occident ». Et pour cause, explique-t-il : l’holocauste est le seul élément sacré dans le régime capitaliste

« Dans le régime capitaliste, il n’y a rien de sacré, ni Dieu, ni la religion, ni les prophètes, ni les valeurs… En revanche, ils ( les occidentaux) sont tous exaltés devant une seule chose qu’ils ne permettent à personne d’approcher : c’est l’holocauste. Nous avons attaqué cette question et l’avons soulevé au niveau mondial », a-t-il indiqué.

 

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