Yom, mon super-héros

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Yom, c’est littérallement « le jour » en hébreu. Mais, c’est aussi la deuxième syllabe du prénom de ce clarinettiste hors-pair: Guillaume. Retour sur ce phénomène de la nouvelle vague du Klezmer, musique juive d’Europe de l’Est, au travers de ses albums et projets qui on littéralement marqué des étapes importantes de sa carrière artistique.

« The New King of Klezmer », un retour aux sources

Sur la pochette de l’album, on pourrait le croire sorti d' »Ali G », ce film où Sacha Baron Cohen incarne un rappeur potache. Il n’en est rien: avec ce premier qui le révèle au public et à la critique, Yom s’attache à rendre hommage à un des maîtres-fondateurs de la musique Klezmer, l’américain Naftul Brandwein. Entouré d’une formation traditionnelle (piano, tuba, percussions), Yom revisite quelques uns des classiques du répertoire: on sent dans son jeu l’influence d’un autre grand clarinettiste Klezmer, Giora Feidman, adepte d’un jeu doux et mélancolique.

« Unue », un Klezmer sans frontières

Pour cet album de rencontres, Yom s’entoure de musiciens venus de tous horizons: le trompettiste d’origine libanaise Ibrahim Maalouf, l’adepte du violoncelle oriental Farid D, le percussionniste d’origine iranienne Bijan Chemirani, le joueur de guimbardes chinoises Wang Li, ou encore le joueur de cymbalum moldave Lurie Morar. Avec l’impressionnante créativité des musiciens conviés et son groove imparable, Yom nous propose un voyage vers des contrées encore non-explorées. On ressort de l’écoute de l’album en se disant que la clarinette est décidément un instrument dont on pas fini d’étendre le champs des possibles.

« Green Apocalypse », du pouvoir de la transe

Aux origines de cette création, il y a la rencontre de Wang Li et de Yom lors d’un concert donné au musée du Quai Branly à Paris: attiré par la richesse musicale de la guimbarde, Yom propose à Wang Li de se lancer dans un projet commun de concerts, avant la réalisation d’un album. La rencontre entre les deux musiciens donne lieu à un mélange oscillant entre transe et plénitude que certains critiques aiment à qualifier de « musique écologique ». À l’écoute de l’album, on se dit qu’il y a une évidence à faire se croiser ces deux-là, tant le minimalisme et le sens rythmique conviennent à définir chacune de leurs conceptions musicales.

« With love »: Yom, le super-héros du Klezmer

J’ai eu la chance de pouvoir assister à la première présentation en public de ce dernier album de Yom en juillet 2010, à l’occasion du festival « Paris Quartier d’Été »: j’y ai alors pris une vraie claque. Le pari de faire se rencontrer rock psychédélique et musique Klezmer était osé: Yom l’a fait. La clarinette se marie à merveille aux riffs de la guitare et de la basse, comme s’il y avait une évidence à donner à cet instrument acoustique une consonance électrique. Avec « The Empire of Love » qui doit sortir dans les mois à venir, Yom continue son travail d’exploration: défricher, toujours, encore.

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