Revue de presse #6: Hassan Rohani vu d’ailleurs

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  • Liban: « Michel Sleiman à Téhéran s’entend avec Rouhani sur la coopération avec des États frères pour résoudre la crise syrienne », L’Orient le Jour

Le président de la République Michel Sleiman s’est rendu hier à Téhéran, où il a assisté à la prise de fonctions du nouveau président iranien Hassan Rouhani, qu’il a par ailleurs rencontré. Avant son retour à Beyrouth en soirée, le président Sleiman a également pris part à l’iftar organisé par le nouveau président en l’honneur des chefs d’État et de délégation venus assister à sa prestation de serment. La délégation libanaise comprenait le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, et le ministre sortant des Affaires étrangères, Adnane Mansour.

Félicitant d’abord son homologue « pour la confiance du peuple iranien », le président Sleiman a salué en même temps l’approche qu’il a décidé d’adopter pour résoudre les problèmes auxquels l’Iran et la région font face. En outre, les deux présidents ont passé en revue les relations bilatérales, à la lumière des récents développements régionaux et des rôles respectifs du Liban et de l’Iran à cet égard. Les deux parties se sont entendues sur « l’importance de renforcer la stabilité, la paix, la rencontre, l’ouverture et la modération pour surmonter les défis et les difficultés ». Elles ont également exprimé leur disposition à « renforcer la coopération avec des États frères et amis dans la région, en vue d’une solution pacifique à la crise syrienne », selon un communiqué du palais de Baabda. Le président iranien a estimé par ailleurs que la visite de son homologue libanais « est représentative des liens entre les deux pays », souhaitant le renforcement de ces liens dans l’avenir et à plus d’un niveau. Le président Sleiman a enfin invité le président Rouhani à effectuer une visite officielle au Liban.

  • Chine: « Le nouveau président iranien prend ses fonctions », Xinhua

Hassan Rohani, qui avait remporté l’élection présidentielle du 14 juilllet, doit prêter serment dimanche devant le Parlement.Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei a approuvé l’investiture de Hassan Rohani en tant que nouveau président de la république islamique d’Iran dans un décret lu à cette occasion par son représentant.

Hassan Rohani, un religieux modéré, succède à Mahmoud Ahmoudinejad, un conservateur rédical, à la tête de l’Iran. Dans son discours prononcé lors de la cérémonie, le nouveau président iranien a dit que la présidentielle du 14 juillet a montré qu’il n’y avait pas de division entre le gouvernement et le peuple qui a choisi quelqu’un ayant servi la mise en place de l’islam depuis des années pour être le nouveau président.

« Ma mission est de préserver la confiance de la population, d’établir la stabilité et la sécurité, et d’aider le pays à sortir des problèmes et des préoccupations actuelles », a affirmé Hassan Rohani. Il a promis par ailleurs d’oeuvrer pour « pour sauver l’économie, relancer l’entente constructive avec le monde, faire de nouveaux pas pour la grandeur de l’Iran, assurer les intérêts nationaux et lever les sanctions injustes » imposées au pays en raison de son programme nucléaire.

  • Algérie: « Bellicisme trompeur », El Watan

Un conflit séculaire a opposé les Persans et les Arabes, les premiers vouant un mépris sans bornes aux seconds. Malgré le temps, l’hostilité entre les deux parties ne s’est pas estompée. Depuis la révolution khoméïniste de 1979, le régime de Téhéran s’est montré particulièrement offensif dans le monde arabe dans l’espoir de répandre son idéologie et pour s’ériger en leader du monde musulman. Pour arriver à ses fins, il a tout fait pour affaiblir les Arabes et les diviser, sous le couvert d’un discours soi-disant anti-israélien, mais qui sert Israël en définitive. Téhéran a encore récidivé hier, lors de la cérémonie de passation des pouvoirs entre l’ancien et le nouveau Président.

Dans un discours particulièrement agressif, M. Rohani a déclaré qu’Israël est «une blessure qui doit disparaître» et son prédécesseur Ahmadinejad de surenchérir en annonçant qu’«une tempête dévastatrice va déraciner la base du sionisme». Le bellicisme verbal contre Israël n’est pas nouveau. Mais on constate que cette fois-ci, il intervient à un moment où les Palestiniens et les Israéliens ont décidé de reprendre les négociations sur l’avenir de leurs relations. Certes, rien ne peut en sortir pour l’instant, mais il ne faut pas tuer l’espoir. C’est ce que veulent faire les Iraniens. Et c’est grave. Ils s’érigent en donneurs de leçon aux Palestiniens, alors que ces derniers ne leur ont jamais demandé de parler à leur place et, surtout, qu’ils n’ont pas besoin de tuteur pour déterminer leur futur.

Mais plus grave encore, avec des propos qui n’ont aucun effet sur le déroulement des événements, les dirigeants de Téhéran servent particulièrement la propagande israélienne, prête à bondir sur n’importe quel prétexte pour prétendre que les Arabes sont des va-t-en-guerre invétérés et qu’il n’y a pas lieu de leur faire confiance. D’ailleurs, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, n’a pas raté l’occasion pour s’alarmer sur les prétendus dangers qui pèsent sur son pays. Les Israéliens sont déjà redevables à l’Iran, qui les a beaucoup servis sur la scène internationale en niant l’existence de l’Holocauste. En fait, les relations entre Israël et l’Iran sont aussi vieilles que la création du premier cité. Durant les guerres israélo-arabes de 1967 et de 1973, les deux pays entretenaient d’excellentes relations diplomatiques et complotaient même sur les moyens de faire éclater les pays arabes en petites entités. Actuellement, les mollahs sont en train d’exécuter une partie de ce complot en Syrie, comme ils l’ont déjà fait en Irak.

  • Russie: « Iran, guerre nucléaire ou négociations diplomatiques », Ria Novosti

Les optimistes sont persuadés que le nouveau président iranien Hassan Rohani, comme politicien libéral capable de trouver un terrain d’entente avec les conservateurs, arrivera à sortir le pays de la profonde crise économique, écrit lundi 5 août le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Quant aux pessimistes, ils rappellent que les pouvoirs présidentiels en Iran ne sont pas illimités. Le véritable arbitre du destin des Iraniens reste le guide spirituel Ali Khamenei. D’ailleurs, il a déjà annoncé qu’il ne fallait pas s’attendre à des changements marquants avec l’arrivé du nouveau président. Rohani a simplement les mains liées et il est dans l’incapacité de mener une politique nationale et étrangère autonome. Toutefois, il ne sera certainement pas un pion dans le jeu d’un autre, car la majeure partie de la population iranienne est derrière lui. Cela signifie qu’il ne serait pas à l’avantage du guide spirituel de tuer dans l’œuf les initiatives de Rohani.

En d’autres termes, l’Iran entre dans une période de négociations des plus difficiles en termes de politique intérieure à huis clos. La situation économique est déplorable. Les sanctions internationales étouffent littéralement le pays. Le chômage augmente rapidement, de même pour l’inflation, le manque de nourriture et la récession. Par ailleurs, la politique nationale de l’Iran est étroitement liée à la politique étrangère.

  • États-Unis: « L’Iran souhaite plus de touristes, mais viendront-ils? », The Washington Post

Président élu de l’Iran, le religieux modéré Hassan Rouhani a promis de soutenir le secteur du tourisme en grande partie inexploitée du pays, mais l’arrestation de touristes européens ce printemps a jeté une ombre sur cet effort.

Rouhani a été catégorique sur l’importance du tourisme à la croissance économique de l’Iran, et,  depuis qu’il a été élu, il a fixé l’objectif de  doubler à 10 millions le nombre d’étrangers qui visitent l’Iran chaque année. Une telle augmentation, par rapport au niveau actuel de 4 millions de touristes, «créerait des emplois pour  4 millions de personnes,permettrait de résoudre le problème des 3,5 millions de chômeurs dans ce pays » a affirmé Rouhani.

Sur Kish, une île dans le golfe Persique, destination familiale préférée des Iraniens, l’économie locale a attendu des années pour qu’un gouvernement sérieux prenne en main le dossier du développement du potentiel touristique du pays.

L’île abrite des dizaines de projets de construction haut de gamme, y compris des hôtels centres commerciaux, et attire déjà plus d’un million de visiteurs chaque année. Comme d’autres destinations touristiques iraniennes, cependant, les visiteurs de Kish sont majoritairement iraniens.

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