World music, késako?

Image

Au rayon d’une Fnac, d’un Virgin Megastore ou tout simplement de votre disquaire indépendant, elle a toujours bonne place. La « world music », littéralement « musique du monde » en français, connaît un certain engouement depuis maintenant plusieurs décennies. Retour sur un phénomène.

Que les choses soient claires: la « world music » est un terme fourre-tout. Vous pouvez y trouver aussi bien du jazz aux influences orientales qu’une musique folklorique du nord du Mali. Néanmoins, la catégorisation a au moins le mérite de regrouper un panel de musiciens et de chanteurs dont le point commun est de proposer un travail sans réelles frontières, puisant leur influence un peu partout, de l’Asie à l’Afrique, en passant par l’Amérique Latine. Pour une définition plus musicologique, la « world music » pourrait regrouper des styles musicaux en dehors des principaux courants occidentaux: en 1906, le musicologue allemand Georg Cappelen utilise pour la première fois l’expression de « Weltmusik », souhaitant un renouveau de la musique occidentale puisant ses sources dans d’autres cultures.

L’explosion des festivals

Aujourd’hui, en France, on ne compte plus les festivals dédiés aux musiques dites « du monde ». Ainsi, le week-end dernier, deux festivals emblématiques ont enflammé la Bretagne: « Le bout du monde » et « Les Escales ». Organisé tout les ans sur la presqu’île de Crozon, le « bout du monde » a pu faire vibrer les terres finistériennes aux sons de Joe Coker, de Rokia Traoré ou encore du dj allemand Shantel. De son côté, le festival des « Escales » organisé sur le port de Saint-Nazaire alterne entre têtes d’affiches et découvertes confidentielles: on a ainsi pu voir le groove balkanique de Goran Bregovic aux côtés des japonais du Shibusa Shirazu Orchestra. Grâce à l’intérêt du public pour ce type de rendez-vous, des artistes souvent confidentiels peuvent être révélés au plus grand nombre.

Musique transfrontalière

Une tendance actuelle de la « world music » est au mélange des genres et des cultures. En témoigne le succès du groupe sud-africain Skip&Die, mixant habilement hip-hop et influences indiennes, klezmer ou encore latinos. Ainsi, ce ne sont plus seulement des artistes venus des musiques traditionnelles ou folkloriques qui constituent la nouvelle scène de la « world music », mais aussi d’autres venus du rock, du rap ou encore du jazz.

En France, les musiques régionales ont depuis longtemps favorisé le mélange et la découverte d’autres cultures. En Bretagne, le chanteur Erik Marchand, avec sa « Kreiz Breizh Akademi » favorise la rencontre de la tradition bretonne avec la musique indienne, iranienne ou, plus récemment, avec la musique baroque. Dans le sud de la France, la musique occitane est elle-aussi  vecteur de fusion: ainsi, le groupe « Forabandit » mêle habilement mélodies occitanes avec chansons turques et musique iranienne. L’essence de la musique est bien là: ne jamais donner de limites à la création.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s