La Gacilly, une ville au rythme d’un festival

Chaque année depuis maintenant dix ans, de mai à septembre, la ville de la Gacilly, dans le Sud de la Bretagne, vit au rythme d’un festival de photographie. Instigué par Jacques Rocher, actuel maire de la ville et fils de l’industriel Yves Rocher, l’évènement représente par son envergure, entièrement en plein-air, le plus grand festival de photographie de France. Si vous ne l’avez pas encore fait, vous avez encore jusqu’au 30 septembre pour découvrir les diverses expositions qui constituent le festival. « Un oeil vers l’ailleurs » vous fait partager trois de ses coups de coeur.

  • Éric Bouvet, « Décrochages »

Bouvet

Le thème de cette dixième édition du festival de photographie de la Gacilly est « peuples&nature »: Éric Bouvet est sans-doute son représentant le plus fidèle. Né en 1961 à Paris, il se destine au photojournalisme et intègre l’agence Gamma en 1981. L’exposition « Décrochages » présentée à la Gacilly réunit différentes photographies réalisés pour un reportage au sein de la « Rainbow Family », mouvement alternatif international souhaitant amener paix et amour sur terre. Composée à majorité de portraits, l’exposition laisse ressortir le rapport particulier de ces hippies « new-age » à la nature, au travers d’une image colorée, ensoleillée. Présentée dans un labyrinthe végétal, les photographies s’intègrent parfaitement à leur environnement, un choix opportun des organisateurs.

  • Sabrina&Roland Michaud, « Carnets d’Afghanistan »

CA

Pour beaucoup de voyageurs, ils sont un mythe à eux-seuls.  Couple de photographes , membres des agences AKG-images et Rapho,Sabrina et Roland Michaud proposent à la Gacilly une rétrospective de leur travail, « Carnets d’Afghanistan » mené pendant quatorze année en territoires afghans, de 1964 à 1978.  Les photographies étonnent par leur vivacité et leur actualité tant le pays a été sous le feux des projecteurs ces dernières années. Sur les pas de l’écrivain Joseph Kessel, le couple de photographes nous emmène dans les immenses paysages vallonnés d’Afghanistan, sur les traces d’une caravane de chameaux ou encore en compagnie de rebelles en pleines montagnes. Parfois proches des miniatures persanes, les photographie nous disent beaucoup de ce pays qui fait l’actualité avec ses attentats-suicide.

  • Harf Zimmerman, « Hufelandstrasse Berlin 1055 »

Berlin Hufelandstrasse 1055

Pour célébrer les cinquante ans du traité de l’Élysée, le festival de photographie de la Gacilly ouvre une large part de sa programmation à des photographes allemands. En témoigne le travail de Harf Zimmerman autour de Berlin présenté au travers de l’exposition « Hufelandstrasse Berlin 1055 ». Présent dans la capitale allemande avant et après la chute du mur, le photographe scrute les changements inhérents à la réunification. L’exposition propose une mise en parallèle de photos prises récemment dans certains quartiers de Berlin, confrontée à d’autres datant du milieu des années 1980. La mise en perspective des deux époques permet de comprendre l’évolution d’une ville multiforme, de la fameuse porte de Brandebourg, véritable no man’s land pendant la Guerre-Froide, jusqu’au fin fond des quartiers populaires. Dépaysement assuré.

Pour aller plus loin: le site officiel du festival

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