Revue de presse #7: le cas Snowden vu d’ailleurs

Snowd

  • Chine: « Obama annonce des mesures sur la transparences des programmes de surveillance », Xinhua

Le président américain Barack Obama a annoncé vendredi des mesures visant à renforcer la transparence des programmes de surveillance de l’Agence de la sécurité nationale (NSA). Au cours d’une conférence de presse à la Maison blanche, M. Obama a déclaré qu’il travaille avec le Congrès pour continuer les « réformes appropriées » du « Patriot Act » qui couvre le programme des enregistrements des appels téléphoniques et chercher des modifications à la Cour de la surveillance des renseignements étrangers (FISC).

« Nous pouvons prendre des mesures afin de mettre en place une surveillance accrue, une plus grande transparence, et des contraintes sur l’utilisation de cette autorité », a affirmé le président Obama. Début juin, l’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden avait révélé des programmes de surveillance de la NSA, ce qui a provoqués de vives réactions aussi aux Etats-Unis qu’à l’étranger.

  • Russie: « Affaire Snowden: Der Spiegel dévoile les priorités du renseignement US », Ria Novosti

La Russie, la Chine et l’Iran figurent parmi les cibles prioritaires de surveillance du service américain de renseignements NSA, rapporte l’hebdomadaire allemand Spiegel s’appuyant sur des documents fournis par Edward Snowden. D’après le quotidien, la NSA a établi une échelle allant de 1 (« plus haut intérêt ») à 5 (« faible intérêt »). Quant à la priorité 1, elle est attribuée à la Russie, à la Chine, à l’Iran, ainsi qu’à l’Afghanistan et au Pakistan.

Pour sa part, l’Allemagne se retrouve au même niveau que la France et le Japon, mais devant l’Italie et l’Espagne. Priorité est donnée aux questions de politique étrangère de Berlin, de stabilité économique et de risques financiers, qui sont classés priorité 3.

La politique étrangère de l’Union européenne, son commerce international et sa stabilité économique sont également dotés de la priorité 3. Dans le même temps, les questions liées aux nouvelles technologies, à la sécurité énergétique et à l’alimentation n’entrent pas dans les priorités des Américains (priorité 5).Or, la Grande Bretagne, la Nouvelle Zélande, l’Australie et le Canada ne sont pas espionnés par les services spéciaux US. D’après les documents présentés par Snowden, Washington considère ces Etats comme des « vrais amis » des Etats-Unis.

  • Afrique: « Quel casse-pieds, cet Edward Snowden! », Jeune Afrique

À deux mois d´élections fédérales dont elle est la grande favorite, Angela Merkel avait prévu de passer des vacances tranquilles avec son mari dans le Tyrol italien. Patatras ! Un invité-surprise, et passablement encombrant, est en train de lui pourrir la vie. Son nom ? Edward Snowden. Oui, oui, l´ex-consultant  qui révéla l´ampleur de l´espionnage du web pratiqué par la National Security Agency (NSA), l´agence de renseignements américaine.

Début juillet, l´hebdomadaire Der Spiegel a révélé que ladite NSA a collaboré avec le BND, le service fédéral de renseignements, grâce à un logiciel américain de surveillance en ligne baptisé XKeyscore. La moyenne mensuelle des communications – par téléphone, mail ou SMS – ainsi interceptées avoisinerait 500 millions. Ce qui place l´Allemagne, censée être une alliée proche de l´Amérique, au même niveau que la Chine, l´Irak ou l´Arabie saoudite ! Dans un pays encore traumatisé par la folie de fichage des nazis et l´espionnage d´État pratiqué par la Stasi, l´information a déclenché un énorme scandale. L´argument selon lequel il s´agissait d´une nécessité de la lutte antiterroriste ne tient pas une seconde. Entreprises, politiques ou simples citoyens, tout le monde était visé. Les intérêts économiques allemands n´ont-ils pas eu à pâtir de cette collaboration avec les Américains ? De nombreux analystes se posent la question.

Pressée de s´expliquer, Merkel s´en tient pour l´heure à une ligne de défense simple : son gouvernement ignorait l´ampleur du phénomène. « L´Allemagne n´est pas un pays qui espionne ses citoyens, c´est un pays de liberté. Sur son sol, c´est le droit allemand qui prévaut, pas celui du plus fort », a-t-elle expliqué. À en croire les sondages, deux tiers de ses compatriotes n´en sont pas convaincus. D´autant que les preuves s´accumulent. L´armée elle-même aurait eu vent des écoutes dès 2011.

  • Liban: « Obama renonce au sommet de Moscou, camouflet pour Poutine », L’Orient le Jour

Le président Barack Obama a pris la décision rarissime hier d’annuler son sommet avec Vladimir Poutine, un camouflet pour le dirigeant russe dû selon les États-Unis au manque de « progrès récents » dans les relations bilatérales.

La Russie s’est dit « déçue » de cette décision qu’elle a interprétée comme un refus de Washington de coopérer avec elle « sur un pied d’égalité », tout en se disant toujours prête à travailler avec les États-Unis. Washington n’a pas pour autant fermé la porte à la coopération avec Moscou, disant maintenir la rencontre prévue en fin de semaine dans la capitale fédérale entre les secrétaires d’État et à la Défense américains et leurs homologues russes.

La Maison-Blanche avait laissé planer le doute depuis des semaines sur le maintien de cette rencontre bilatérale préalable au G20 de Saint-Pétersbourg, alors que les relations entre Moscou et Washington se sont fortement détériorées en raison en particulier de l’asile accordé par les Russes à l’Américain Edward Snowden.

« Nous attachons une grande importance aux progrès effectués avec la Russie lors du premier mandat du président (2009-2013), dont le nouveau traité START et la coopération sur l’Afghanistan, l’Iran et la Corée du Nord », a expliqué M. Carney. « Toutefois, étant donné le manque de progrès sur des questions comme la défense antimissile, la prolifération, le commerce, les questions de sécurité et des droits de l’homme ces 12 derniers mois, nous avons informé le gouvernement russe que nous pensions qu’il serait plus constructif de repousser le sommet jusqu’à ce que nous obtenions plus de résultats », a-t-il ajouté. L’expression « ces 12 derniers mois » semble mettre en cause le rôle de M. Poutine, qui a repris les rênes du Kremlin en mai 2012. Les relations américano-russes ont connu depuis un coup de froid notamment en raison du dossier syrien.

  • Roumanie: « Les oreilles de l’espionnage américain à Bucarest », Jurnalul Naţional

Le site américain Cryptome.org vient de publier une carte montrant l’emplacement des serveurs X-Keyscore de la NSA, qui permettent aux services de renseignement américains de surveiller l’activité sur internet.

Ces quelques 150 serveurs sont présents dans 85 centres de par le monde, principalement au sein des ambassades américaines, et notamment celle de Bucarest, écrit Jurnalul naţional. Etonnamment, note le journal, le site de la NSA à Hawaï — où a travaillé le lanceur d’alerte Edward Snowden à l’origine des révélations sur le scandale Prism — n’est pas indiqué sur la carte. Interrogée par le quotidien, l’Ambassade américaine de Bucarest s’est refusée à toute déclaration, arguant que “les problèmes de sécurité ne sont pas commentés”.

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