Revue de presse #11: le 11 septembre 1973

Allende

  • Liban: « La bibliothèque secrète de Pinochet », 28 juin 2013, L’Orient le Jour

L’ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, qui fit brûler les livres en pleine rue et envoya les écrivains en prison ou en exil, avait amassé secrètement une colossale bibliothèque de plus de 50 000 volumes, selon l’enquête d’un journaliste chilien. La vie littéraire secrète d’Augusto Pinochet, à peine publiée et déjà best-seller au Chili, du journaliste Juan Cristobal Peña, raconte comment le général a collectionné les livres de manière compulsive. Pas de poésie ni de fiction. La bibliothèque renferme essentiellement des livres d’histoire, de géographie et de marxisme, l’idéologie qu’il chercha à anéantir dans la plus brutale des répressions lors de ses années au pouvoir (1973-1990). La monumentale collection « était comme une sorte de théâtre que Pinochet se jouait à lui-même, pour se représenter comme un homme important et cultivé », analyse M. Peña, parce qu’il « avait conscience au fond de lui-même de sa médiocrité intellectuelle ».

Répartie dans des résidences secondaires, l’existence de la bibliothèque n’a été connue qu’en 2004, parallèlement à la découverte de la fortune cachée de Pinochet, estimée à plus de 20 millions de dollars et entreposée dans des banques aux États-Unis. « Il est stupéfiant que ce personnage, censé lire peu ou rien, un inculte en apparence, ait possédé cette bibliothèque privée qui est l’une des plus importantes du Chili et peut-être d’Amérique latine, » relève M. Peña. L’enquête judiciaire a comptabilisé environ 50 000 livres, estimés prudemment, par M. Peña, à plus de trois millions de dollars.

  • Chine: « Le petit-fils de Pinochet exclu de l’armée », 14 décembre 2006, Xinhua

Le capitaine Augusto Pinochet Molina, petit-fils de l’ancien président chilien Augusto Pinochet, a été démis de ses fonctions dans l’armée chilienne, pour avoir  justifié le coup d’Etat militaire lancé par son grand-père, révèle un communiqué de l’armée.

Lors des obsèques du général Pinochet tenues mardi à l’école  militaire de Santiago, le capitaine Pinochet Molina a défendu le  coup d’Etat mené par son grand-père le 11 septembre 1973, qui  avait renversé le gouvernement de Salvador Allende.

La présidente chilienne Michelle Bachelet a dénoncé les propos  du capitaine Pinochet Molina comme étant « une offense extrêmement  grave ». Augusto Pinochet, qui a régné sur le Chili entre 1973 et 1990,  est décédé dimanche dernier des suites de complications cardiaques, à l’âge de 91 ans. Des funérailles militaires ont été tenues pour lui, au lieu  d’obsèques nationales.

  • Russie: « Dictature de Pinochet: l’enquête sur les victimes relancée au Chili », 17 février 2010, Ria Novosti

La troisième commission chilienne d’enquête sur les victimes de la dictature militaire de Pinochet (1973-1990) entame le 17 février son travail de douze mois à Santiago, ont annoncé mercredi les médias locaux.

Créée sur l’initiative de la présidente chilienne Michelle Bachelet, la Commission nationale sur l’emprisonnement politique et la torture, réunira des experts de la Commission Valech précédente qui a présenté son rapport en 2004. Elle recueillera des demandes d’indemnisation du 17 février au 17 août dans son siège principal de Santiago et ses branches régionales.

Une fois toutes les données collectées, les experts, les avocats et les psychologues disposeront d’un délai de six mois pour examiner chaque cas. Les experts se pencheront sur les 7.000 dossiers non retenus par les deux commissions précédentes, ainsi que sur 200 ou 300 nouveaux cas de meurtres et de disparitions.

La dictature d’Augusto Pinochet, arrivé au pouvoir suite au coup d’Etat militaire du 11 septembre 1973, a fait 3.197 morts et portés disparus, selon la commission d’enquête Rettig de 1991. La commission Valech de 2004 a fait état de plus de 28.000 cas de torture. A l’heure actuelle les familles des victimes touchent des indemnisations d’Etat.

  • Algérie: « Commémoration du coup d’État de 1973 dans la violence », 13 septembre 2013, El Watan

Bilan officiel : 42 policiers ont été blessés et 264 personnes arrêtées lors des violentes manifestations qui ont marqué, dans la nuit de mercredi à jeudi à Santiago, la commémoration du renversement, le 11 septembre 1973, du président socialiste Salvador Allende par le général Augusto Pinochet.

Ce bilan, rendu public hier, ne précise pas le nombre de manifestants blessés durant ces heurts survenus dans la périphérie de la capitale chilienne. Parmi les policiers blessés, six ont été grièvement atteints par balles ou par des jets d’acide, selon le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Andrés Chadwick. Le chef de la police de la région de Santiago, le général Rodolfo Pacheco, figure parmi les blessés et souffre d’un traumatisme cérébral après avoir été touché par un cocktail Molotov.

Le ministre a ajouté que 264 manifestants avaient été arrêtés. Trois autobus et sept minibus ont, d’autre part, été incendiés en plus de cinq voitures particulières, dans ces violences qui avaient commencé en début de journée de mercredi. Afin de limiter les débordements, récurrents à cette date anniversaire, les autorités avaient mis en place un plan spécial comprenant le déploiement de 8000 policiers supplémentaires dans la capitale. Des incidents se sont également produits dans les villes de Valparaíso et Concepción.

  • Belgique: « L’héritage de Pinochet », 11 septembre 2013, La Libre Belgique

Le 11 septembre 1973, il y a 40 ans, Augusto Pinochet, commandant en chef de l’armée chilienne, bombarde le palais présidentiel à Santiago du Chili. Le président socialiste Salvador Allende se suicide, des milliers de personnes sont assassinées ou portées disparues. S’ensuivent dix-sept ans de dictature et de terreur qui ont laissé des traces indélébiles dans la société chilienne.

Si Evelyn Matthei, la candidate de la coalition de droite à l’élection présidentielle du 17 novembre prochain, a répondu « oui » à la question « Souhaitez-vous qu’Augusto Pinochet reste huit ans de plus au pouvoir?« , elle n’est pas la seule. Lors du référendum du 5 octobre 1988, au moins trois ministres de l’actuel gouvernement du président de centre-droit Sebastián Piñera ont voté « oui ». En 1998, alors sénatrice UDI (Union démocrate indépendante, parti fondé par des partisans de Pinochet), Evelyn Matthei avait même appelé à agresser le personnel des ambassades britannique et espagnole après l’arrestation d’Augusto Pinochet à Londres. « Qu’ils n’essaient même pas de sortir dans la rue parce qu’on leur balancera des œufs et des tomates« , hurle-t-elle face aux caméras.

Aujourd’hui, Evelyn Matthei n’affiche plus aussi clairement son attachement au général, perçu comme l’un des meilleurs dirigeants politiques du pays par 9 % des Chiliens contre 30 % en 2002, selon le Cerc (Centre d’études de la réalité contemporaine). Il n’empêche. Jusqu’en 2012, la fille aînée du dictateur, Lucía Pinochet, était une des élues de l’un des arrondissements les plus riches de Santiago (et du pays), Vitacura.

 

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