Revue de presse #12: l’inoxydable Angela Merkel

Angela

  • Algérie: « Les pirates envoient un drone à Merkel pour dénoncer la vidéosurveillance », El Watan, 18 septembre 2013

Le Parti pirate allemand a revendiqué, lundi, l’envoi d’un petit drone qui est tombé à deux mètres de la chancelière   allemande Angela Merkel, lors d’un meeting de campagne dimanche, expliquant avoir voulu protester contre la vidéosurveillance policière.

 «Le but de cette action était de faire comprendre à la chancelière et au ministre de la Défense, Thomas de Maizière, ce que l’on ressent quand on est soi-même observé par un drone», a expliqué Markus Barenhoff, vice-président du   Parti pirate, sur le site internet de l’organisation. La manifestation politique se déroulait à Dresde, en ex-Allemagne de l’Est, tout près du fief électoral de M. de Maizière. Un membre du parti, un informaticien de 23 ans, a fait voler un engin à quatre hélices, d’une envergure totale de 40 centimètres, au dessus de la foule lors d’un meeting électoral de Mme Merkel.

Une vidéo amateur mise en ligne sur le site du Spiegel montre l’appareil inoffensif s’écrasant tout près de la chancelière qui semblait plutôt amusée par l’incident. «Contraint par la police, j’ai dû effectuer un atterrissage d’urgence près de la tribune, pour ne mettre personne en danger, ce qui a pu donner l’impression que le drone s’est posé de façon un peu chaotique», a expliqué le   militant, qui souhaite rester anonyme, sur le site internet du Parti des  Pirates.

  • Chine: « Un grec sur deux craint la réélection d’Angela Merkel », Xinhua, 21 septembre 2013

Un Grec sur deux craint la réélection d’Angela Merkel aux prochaines élections allemandes de dimanche, selon un sondage d’opinion publié vendredi à Athènes. Environ 47 % des personnes interrogées dans le cadre d’un sondage réalisé par l’institut Public Issue estiment que la victoire de Mme Merkel aurait un impact négatif sur les efforts déployés par la Grèce pour juguler sa crise de la dette avec l’aide des bailleurs de fonds internationaux.

Seuls 10 % des personnes interrogées pensent que la réélection de Mme Merkel pourrait avoir un impact positif, tandis que 34 % s’attendent à des répercussions ni positives ni négatives pour la Grèce.Ardente partisane des politiques d’austérité face à la crise financière grecque et européenne, Mme Merkel ne jouit pas d’une grande popularité chez les Grecs. Huit Grecs sur dix ont aujourd’hui une opinion négative de la dirigeante allemande.Compte tenu de la politique économique de la chancelière, environ 75 % des personnes interrogées disent avoir une opinion négative de l’Allemagne.

  • Russie: « Merkel, sympathisante des despostes du Golfe? », Ria Novosti, 9 août 2013

Les ventes d’armes allemandes aux pays du golfe Persique ne cessent d’augmenter, selon le quotidien allemand Die Welt qui se réfère à Suddeutsche Zeitung. « Si cette tendance se poursuit, l’année 2013 promet d’être un record. La manière d’agir de Mme Merkel nous contraint à croire qu’elle a oublié l’existence du printemps arabe », a déclaré le députe du Bundestag Jan van Aken.

A ce jour, l’Allemagne a donné le feu vert à la livraison dans les pays du Golfe d’armes pour le montant de plus de 800 millions d’euros. La plupart des transactions ont été conclues avec le Qatar (environ 635M d’euros).Malgré la critique de la part de l’opposition, le gouvernement allemand se dit toujours prêt à exporter des armes vers le Golfe. En 2012, le porte-parole gouvernemental avait justifié les ventes d’armes à l’Arabie saoudite par son rôle stabilisateur dans la région. L’Allemagne est le troisième fournisseur d’armes mondial après les Etats-Unis et la Russie.

  • Liban: « Angie doit sauver le monde: accueil triomphal de Merkel par ses troupes, L’Orient le Jour, 22 septembre 2013

« Angie doit sauver le monde » : les troupes d’Angela Merkel ont fait un triomphe à la chancelière allemande samedi à Berlin à la veille d’élections législatives délicates pour sa majorité.Pour son dernier grand discours de campagne, la dirigeante conservatrice, tout sourire et détendue, a demandé aux électeurs de lui « accorder un mandat fort » afin qu’elle puisse, « pour les quatre prochaines années, continuer à servir l’Allemagne, un pays qui est respecté en Europe (…) qui défend ses intérêts dans le monde mais qui est aussi l’ami de nombreux pays ».Mme Merkel, fêtée par quelque 4.000 militants de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) qui brandissaient des pancartes « Angie », a toutes les chances d’être reconduite dimanche pour un troisième mandat de chancelière.

Pour chauffer les troupes, un groupe de musiciens est venu interpréter « Angie doit sauver le monde » et « You’re simply the best » (« Tu es tout simplement la meilleure »).Au sein de son parti, jamais le culte de cette fille de pasteur d’ex-RDA n’avait atteint un tel niveau.Devant de nombreux journalistes étrangers, cette dirigeante âgée de 59 ans, dont le pays joue un rôle central mais controversé dans le règlement de la crise de l’euro, a longuement souligné l’importance d’allier « solidarité et responsabilité ».

Souvent décriée en Europe du Sud pour sa défense acharnée de l’austérité, Angela Merkel a insisté sur le fait que l’Allemagne, « économie la plus grande d’Europe », avait « besoin d’amis ». Mais elle a une nouvelle fois exprimé son opposition à toute mutualisation de la dette en Europe.

  • Belgique: « La fille du pasteur Kasner », La Libre Belgique, samedi 21 septembre 2013

A moins d’être un passionné d’histoire ou de politique allemande, on s’imagine mal lire une biographie de 800 pages consacrée à Angela Merkel – c’est sans doute pourquoi celle que vient de publier chez Tallandier la journaliste Florence Autret n’en fait que 300, cent de moins que celle de Gerd Langguth, professeur de science politique à Bonn, que la correspondante de « La Tribune » à Bruxelles cite d’ailleurs abondamment. Cette anorexie éditoriale, qui présuppose le manque d’appétit du grand public, révèle d’une certaine façon le problème d’image de la chancelière allemande qui ne se distingue ni par un charisme exceptionnel, ni par un style glamour et une grande élégance vestimentaire, ni par une vie privée fracassante, ni par une carrière émaillée de coups d’éclat et d’audaces médiatiques. Bref, ce n’est pas une femme qu’on a nécessairement envie de mieux connaître.

On a tort, cependant. Si Angela Merkel est, comme Autret l’écrit en sous-titre de son livre, « une Allemande (presque) comme les autres », tout réside dans ce « presque » . Le parcours de cette « fille de l’Est » devenue en une vingtaine d’années « Mutti Merkel », la « maman » d’une Allemagne réunifiée, est, en effet, extraordinaire. Son improbable destin commence dans une famille protestante de Hambourg, où elle naquit, le 17 juillet 1954, aînée de trois enfants (elle a un frère, Marcus, né en 1957, et une sœur, Irène, née en 1964). La mère d’Angela, Herlind Jentzsch, était originaire de Dantzig (aujourd’hui Gdansk). Son père, Horst Kasner, était berlinois, mais de souche récente : ses parents quittèrent Poznan pour s’installer dans la capitale allemande peu après la Première Guerre mondiale. Le grand-père d’Angela raccourcit son nom, Kasmierczak, en Kasner, et tourna définitivement le dos à la Pologne.

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