La Gacilly: coups de coeur du festival

COuv

Venu il y a un an pour l’édition précédente, le festival de photographie en plein air de la Gacilly, cette année dédié aux États-Unis, m’a une nouvelle fois ébloui, tant par la beauté des œuvres des photographes invités que par l’apaisante ambiance d’une ville dédiée aux Arts. Sélection  de 3 coups de cœur de ce festival que vous pouvez encore découvrir jusqu’au 30 septembre.

  • Edouard Boubat, « d’un rêve à l’autre, photographier la vie »

Edouard Boubat

Pour être franc, avant de venir à la Gacilly cet-après midi, je n’avais jamais entendu parler d’Edouard Boubat, n’étant pas un grand spécialiste (pouvant citer, au mieux, Depardon et Cartier-Bresson). Photographe français du vingtième siècle décédé en 1999, il a pourtant remporté de nombreux prix au cour de sa  (longue) carrière.

Dans l’accrochage sélectionné pour le festival, on est happé par la beauté de son noir et blanc, par cette lumière comme sortie d’un songe. Qu’il soit en Bretagne, dans les allées enneigées du jardin du Luxembourg à Paris ou à l’autre bout du monde, Edouard Boubat parvient à rendre toute scène de la vie quotidienne chimérique. Le cadre participe de cet effet: voile d’un vieux bateau, mer agitée. En sortant de l’exposition, je repense à Izis, photographe français dont j’avais pu voir une rétrospective au musée de la ville de Paris, avec cette même soif d’évasion, de rêve.

  • Nick Brandt, « le crépuscule du monde sauvage »

Brandt

 

Je n’ai jamais été un fan invétéré de photographie animalière, et pourtant. Avec « le crépuscule du monde sauvage », le photographe anglais Nick Brandt nous lance un cris d’alarme. Si le braconnage continue, si l’Homme ne respecte pas la nature, ce sont des espèces entières qui sont voués à disparaître.

Par un accrochage astucieux, l’exposition nous fait cheminer de photographies en gros plans d’un chimpanzé, d’une hyène ou d’un lion, dont l’humanité est stupéfiante et sans doute accentuée par la manière si particulière qu’a Nick Brandt de les photographier, vers des cadavres d’animaux dont ils ne reste qu’une sorte de corps empaillé, un crane ou des défenses pour les éléphants.

Une photographie pourrait à elle seul résumer le message de l’exposition. On y voit des dizaines et des dizaines d’éléphants exécutant une transhumance dans le désert: on se demande ici si Nick Brandt ne part pas dans une métaphore biblique évoquant l’exode. Par leur force, leur beauté et leur actualité, les photographies de Nick Brandt ne peuvent laisser indifférent: ce ne sont plus des animaux, ce sont presque des hommes que l’on a face à  nous.

  • Steve McCurry, « Colors »

TIBET. Tagong. 1999. Woman at horse festival.

Longtemps, son afghane  a égayé le bureau de mon ordinateur. Pour la première fois, j’ai pu découvrir un peu plus de l’oeuvre du mythique photographe américain Steve McCurry, membre de l’agence Magnum et lauréat du prix World Press. Au delà de la célèbre couverture du National Géographic, McCurry nous propose un univers, comme il dit lui-même, pas si loin de Cartier-Bresson.

Oui, McCurry a cette même passion de l’humain que j’avais pu découvrir dans l’exposition consacrée à Cartier-Bresson au centre George Pompidou à Paris. Qu’il soit dans un monastère bouddhiste en Chine ou devant les décombres du World Trade Center le lendemain du 11 septembre, ses photographies dégagent toujours l’envie de laisser parler son regard profondément altruiste.

Pour aller plus loin: le site du festival

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